mercredi 22 octobre 2014

Contre l’usage de stupéfiants sur les routes. Expérimentation d’un nouveau dépistage en décembre


21 octobre 2014
Dès décembre, début de l’expérimentation dans 10 départements du deuxième test salivaire pour confirmer l’usage de stupéfiants au volant.
Le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017 a prévu, pour améliorer le dépistage de l’usage de stupéfiants parmi les usagers de la route, l’expérimentation d’une nouvelle technique de prélèvement salivaire par les forces de l’ordre sur le bord des routes.
Actuellement, la recherche de stupéfiants chez les conducteurs relève d’un protocole long et coûteux :
  • d’abord un dépistage salivaire réalisé par les forces de l’ordre ;
  • en cas de dépistage positif, présentation du conducteur devant un médecin qui effectue un prélèvement sanguin destiné à confirmer le résultat du test ;
  • enfin, le prélèvement sanguin est envoyé en laboratoire aux fins de recherches et de résultats.
Une expérimentation sur six mois visant à remplacer l’actuel prélèvement sanguin par un second prélèvement salivaire de contrôle, effectué immédiatement par les forces de l’ordre, débutera le 1er décembre 2014.
Dix départements ont été retenus pour expérimenter ce deuxième test salivaire : les Alpes Maritimes (06), la Dordogne (24), la Gironde (33), l’Ille-et-Vilaine (35), la Loire-Atlantique (44), la Moselle (57), le Nord (59), la Haute-Savoie (74), les Yvelines (78) et Paris (75).
L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et l'Institut national de police scientifique (INPS) seront chargés d’analyser les prélèvements qui seront fournis par les forces de l'ordre. Les résultats obtenus permettront d’établir la fiabilité du nouveau protocole, avant sa généralisation.

http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias-outils/espace-presse/publications-presse/contre-l-usage-de-stupefiants-sur-les-routes.-experimentation-d-un-nouveau-depistage-en-decembre


samedi 18 octobre 2014

Patients réparés, patients heureux.

Je n'ai pas fait le tour de la médecine générale, j'en suis extrêmement loin, il faudrait toute une vie et même plus pour devenir vraiment  bon. 

Mais le versant réparation m'interpelle: ce matin en arrivant au cabinet j'étais en train de me demander: " Ou trouver  un patient pour l'aider à  faire valoir ses droits? J'en veux un". 

Demande exaucée: un malheureux patient dans la voiture (presque à l'arrêt)  de son patron a été sérieusement amoché par un suicidaire au volant qui a estimé qu'une camionnette pourrait l'aider à accomplir ses envies.  En d'autre terme, la faute de l'autre est pleine et entière. 
Il faudra attendre qu'il se rétablisse au mieux, puis l'aider à monter son dossier pour partir en justice. 
Comme le candidat au suicide s'est réussi, c'est son assurance qui prendra tout en charge. 

Ca n'a plus rien à voir avec la médecine générale, mais c'est un monde passionnant qui s'ouvre! Et c'est aussi soigner les patients car une victime reconnue et indemnisée effectiement se sent enfin prête à tourner la page et à se tourner vers son futur. 

mardi 14 octobre 2014

des nouvelles de l'AAAVAM

LA NEWSLETTER

Les médecins ont le blues
Les médecins sont sous addiction des « tranquillisants et des somnifères », ce constat dramatique est publié dans la presse aujourd’hui, avec une interview du Docteur Max André Doppia du CHU de Caen. D’après les rares études sur ce sujet, il faut en déduire que les suicides et les homicides (affaire Dr Bécaud en Vendée sous Valium) qui se produisent dans le corps médical sont proportionnels à l’utilisation comme « psychostimulants » hors A.M.M., de ces anxiolytiques bon marché.
L’AAAVAM  avait en l’an 2000 fait modifier le R.C.P. (dictionnaire Vidal) il avait été ajouté « PEUT FAVORISER UN PASSAGE À L’ACTE SUICIDAIRE », les laboratoires pharmaceutiques avaient omis de le faire savoir à l’Agence française du médicament !
Malgré cet avertissement et nos alertes depuis bientôt un quart de siècle, aucun des Ministres de la Santé informés directement par le Président de l’AAAVAM Georges Alexandre Imbert, ou par des articles de presse et des émissions de radios et de télévisons, n’ont pris de mesure de prévention.
Si les médecins se suicident deux fois plus que dans la population en général, comment ne pas faire le rapprochement avec ces pilules ! Les Directeurs de l’Agence de sécurité du Médicaments (Afssaps, ANSM) nous ont tous reçus, la HAS aussi. Mais  à l’exception du Pr Maraninchi, qui a eu le courage de démissionner, tous sont restés dans un devoir de réserve criminel bien rétribué, aucune enquête sérieuse n’a été rendue publique ou communiquée à l’AAAVAM, malgré les instructions des Autorités Ministérielles et Présidentielles.
Nous avons rencontré au Ministère de la Santé, il y a quelques années le tout nouveau Directeur Général de l’ANSM Dominique Martin (psychiatre et énarque), il est bien informé de ces effroyables problèmes qui occasionnent chaque année en France près de 14000 suicides réussis par divers moyens d’autolyses, mais aussi un grand nombre d’handicapés lors de T.S. (tentatives de suicides). Pour mémoire, un handicapé peut coûter à notre Sécurité Sociale près de 9 millions d’euros (Cour des comptes), prendra-t-il des mesures pour faire cesser cette hécatombe ?
Les « tranquillisants et les somnifères » de la classe des benzodiazépines et apparentés comme le Stilnox, favorisent les actes de violence contre soi même et autrui, les accidents du travail et de la circulation, ainsi que les chutes chez les personnes âgées, les troubles du comportement (sexuels et financiers), et depuis peu des études tentent à prouver que ces drogues légales favorisent la maladie d’Alzheimer.
Études et publications : « Le Prix du bien être » par Édouard Zarifian aux Editions Odile Jacob, « Crimes sous tranquillisants » par Georges Alexandre Imbert aux éditions du Dauphin. « Les français camés aux benzodiazépines » Science & Vie (1989).

lundi 13 octobre 2014

Boule de neige

Des policiers sur les nerfs, des banquiers déprimés, des maîtresses à bout,  des fonctionnaires démotivés, des employés harcelés etc. et j'en passe et des meilleurs... et des médecins désabusé, l'un d'eux à 25 km  qui a choisi un emploi salarié, et un autre un petit peu plus loin qui a dévissé tout simplement sa plaque. 
La dame de la Sécu m'a d'ailleurs dit que le phénomène faisait boule de neige, plus de médecins dévissaient, plus de médecins dévissaient et il ne restait plus personne. 

Mais c'est éprouvant d'écouter un patient SMF ( sans médecin fixe), qui me demande avec insistance si je ne peux pas signer et de lui répondre "non" parce qu'on a soi-même son quota de patients ( 1500 inscrits plus les enfants) et qu'on ne pourra plus prendre son temps pour diagnostiquer en toute sérénité. 

Mon compagnon a émis l'hypothèse que les pouvoir publics ne sont pas mécontents forcément de cette débandade, car selon la maxime " l'offre crée la demande", plus il y a de  médecins, plus il y a de consommation médicale. 

Pas faux, mais il ne me semble pas qu'on prend le problème par le bon bout. Si on faisait plus d'éducation civique , " l'état c'est nous, si on le vole, on se vole soi-même" et d'autres assertions, on commencerait à voir des individus ayant conscience que consommer du soin " parce que c'est remboursé", ne va pas dans le bon sens. 

vendredi 10 octobre 2014

petit mensonges de patients

Parfois les patients me mentent de façon éhontée:
" Vous prenez encore des antidépresseurs?
- Non docteur".
Mais il y a quelques jours j'ai eu un doute et grâce à la carte de ce patient déprimé depuis 12 ans (!), je vais sur le site de la Sécu et lit sur son dossier " Effexor".
- Monsieur, je vois que vous prenez des antidépresseurs, pourquoi me dites-vous le contraire?
- J'avais peur que vous soyez fâchée".

Et un autre:
" Vous buvez?
- Non docteur, je ne fais pas comme mes voisins, toujours bourrés".
Et je reçois ses GGT il y a trois semaines: 1126!!! ( au lieu de 50 environ). Il a fait un petit séjour à l'hôpital.
En revenant je lui demande: " mais enfin, vous buvez?
- Non non.
- Mais rien qu'un peu?
- Oui, whisky midi et soir, mais ce n'est pas boire.
- Et un ou deux à la fois?
- deux à la fois".
Ou  par exemple cette femme qui trompe son mari et qui m'assure qu'elle n'a jamais rien fait: il se trouve que la grosse dépression du mari a découlé directement de cette infidélité, et je ne le savais pas.

Ils font ce qu'ils veulent mais je ne peux pas les soigner efficacement si je n'ai pas tous les éléments, et c'est frustrant.

mardi 7 octobre 2014

Consolidation un peu trop rapide

Une de mes patientes en accident de travail depuis un an a vu le médecin de la Sécu. Elle avait retenu in extremis un pensionnaire de maison de retraite qui menaçait de s'échapper en escaladant le grillage et de se faire mal par la même occasion. Sciatique. 

Le médecin conseil lui a demandé ses antécédents thyroïdiens, si elle s'était fait opérer, si elle avait eu l'appendicite. Puis il lui a fait lever les bras et a conclu " accident de travail consolidé". 

Autant dire que je vais me régaler à accompagner la patiente chez l'expert puis au tribunal des affaires de sécurité sociale s'il le faut. 
Et elle est prête à aller jusqu'au bout, d'autant plus qu'on l'avait déjà consolidée un peu trop tôt d'une ancienne sciatique,  aussi contractée en accident de travail, avec handicap séquellaire ( déficit fonctionnel permanent)  = 0%

samedi 4 octobre 2014

Mauvaise éducation

Mes patients sont très mal éduqués, ils voient de la lumière ils entrent; il passent devant, ils tentent leur chance, ils tapent au carreau pour des papiers alors que je suis en pleine consultation, appellent la ligne directe pour des rendez-vous ( alors qu'elle n'est là que pour des conseils), il frappent à la porte sans souci que je travaille ou non, ils appellent le portable qui ne devrait traiter que les problèmes de coagulations et la gestion des bronchiolitiques,  me dérange durant la pause ( 10 mn!) repas, viennent une heure avant "dés fois que", et le tout avec un sourire désarmant la plupart du temps. 

Quand la secrétaire leur dit " c'est plein", ils répondent " nous allons quand même passer devant pour voir, au cas où".  Bizarrement avec mes remplaçantes cela ne se passe pas. 
En gros c'est la joyeuse débandade, et je ne rechigne jamais, sauf depuis quelques temps depuis que mon associée Sauterelle m'a quittée: c'est dur. 

Alors, suis-je  une vraie victime?  

Ça a toujours été le joyeux défouloir autour de moi, mes enfants sautent (ou on sauté) dans tous les sens dès qu'ils me voyaient, très heureux et détendus, et je me suis toujours dis que si je devais tenir un rôle dans une école, ça serait celui de (non) tenir la récréation! 

Mais avec la pénurie de médecins que nous vivons dans le coin, il y a un côté "emballement" plus du tout rigolo. 
Certains médecins ont  à leur côté un cerbère en la personne de leur femme et ça les protège. Mais recevoir la pression en pleine face et renouvelée X fois par jour, c'est dur.