Affichage des articles dont le libellé est livres que j'aime. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est livres que j'aime. Afficher tous les articles

samedi 12 janvier 2013

La fabrique de malade, ces maladies qu'on nous invente -


« Tout bien portant est un malade qui s’ignore », disait le docteur Knock. Aujourd’hui, « tout bien portant est quelqu’un qui n’a pas eu de dépistage ». Des centaines de milliers de Français consultent à l’hôpital ou en cabinet pour pratiquer un bilan médical, radiologique ou biologique. Inquiets et prudents, ils pensent qu’il vaut mieux prévenir que guérir et comptent ainsi éviter une maladie silencieuse.

Dans ce livre, le docteur Boukris évoque la « médecine marketing » et montre comment on manipule médecins et malades en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d’examens biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments.
Transformer des sujets bien portants en malades potentiels, tel est l’objectif de certains secteurs médicaux, privés ou publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l’anxiété et génère un gâchis financier.
Surmédicalisation, sur-diagnostic, sur-traitement, ce document nous ouvre les yeux sur des pratiques du monde médico-industriel qui peuvent être nuisibles pour la santé et bouleverse de nombreuses idées reçues. 



Le docteur Sauveur Boukris, médecin enseignant à l’université Diderot (Paris VII), est l’auteur de nombreux livres médicaux. Chroniqueur médical, il participe à différentes émissions de radio et de télé


lundi 14 février 2011

Maman, est-ce que ta chambre te plait?

C'est un livre de William Réjault, alias Ron l'infirmier:

Je m’appelle William, j’ai trente-trois ans et je suis infirmier dans une belle maison de retraite, renommée, au cœur de Paris. Un matin, cet hiver, en plein travail, j’ai été victime d’une intoxication au monoxyde de carbone. On ne peut pas parler d’accident. J’ai simplement failli mourir parce que le groupe qui m’emploie est prêt à tout pour faire des économies. Même à risquer la vie de son personnel. Même à sacrifier les personnes âgées qui le font vivre. Même à laisser une place à la maltraitance pour gagner 10 euros. Je travaille pourtant dans une des maisons de retraite les plus chères de Paris, parmi les premières dans les classements.

En France, la maltraitance est devenue le quotidien de bon nombre d’institutions pour personnes âgées. Manque d’effectifs, manque de moyens, les raisons sont innombrables, mais elles nous ramènent toutes à une seule question : quelle place réserve-t-on à la vieillesse dans notre société et dans nos propres vies ?

Que va-t-on faire de vous, qui allez vivre bien plus longtemps que vos parents, que vos grands-parents ? Un enfant sur deux né en 2009 finira centenaire. Vivre vieux, oui, mais à quel prix ?

Difficile à lire ce livre, d'autant plus que nous pouvons tous y être confrontés en tant que patients quand nous serons vieux.
J'ai moi-même une histoire à raconté, du temps où je remplaçais des aide-soignantes pour gagner ma vie, en fin de troisième année de médecine: un jour dans le service de gérontologie on amène un type de 70 ans qui a la réputation de ne pas être commode. " Qu'à cela ne tienne, se disent les aide-soignantes dans le service, on va le mater".
Alors elles sont allées le voir à quatre alors qu'il souffrait dans son lit pour lui chanter une berceuse toute mignonne avec refrains. Le type, il était tellement excité, que quand l'interne est venu il lui a balancé un pain dans la figure!
Ca s'est terminé par un internement en psychiatrie et moi, petite intérimaire je n'avais pas grand chose à dire: tout le service aurait soutenu les aides-soignantes coupables.

Au fait, lisez-le! Ce qu'il y a de plus choquant c'est que la maltraitance est en grande partie dûe aux manques de moyens: les maisons de retraite se gère comme une entreprise avec profits pour les gestionaires. On n'est plus dans la santé, mais dans le business.

mercredi 15 décembre 2010

Définition de l'hystérie

Je retranscris une description de l'hystérie faite par un médecin expérimenté au moyen-âge telle que je l'ai lue dans Maléficus de Emma Locatelli ( âmes sensibles: ne pas ouvrir ce livre)

:Il faut rechercher les causes de cette maladie dans la bile, le sang ou la pituite, qui tournent subitement, sans que l'on sache exactement pourquoi, en mélancolie et s'amassent soit dans la rate des hommes, soit dans le ventre des femmes.


Cet humeur mélancolique, ainsi amassé se gâte, se rôtit et pourrit insensiblement par fermentation. Il résulte de cette altération lente et néfaste une émission de vapeurs dans le reste du corps. Ces vapeurs s'engagent d'abord dans l'épine du dos puis passent dans les nerfs et, renversent le tempérament du cerveau. J'entends par là qu'elles mettent la malade hors de son bon sens en excitant son imagination et en créant des phantasmes ou des hallucinations.
Cette maladie ne s'accompagne pas de fièvre comme c'est le cas pour la frénésie; elle est sans fièvre mais n'en suscite pas moins de fâcheux désordre dans
le timbre; elle peut être continuelle et sans relâche ou bien, comme c'est le cas pour la femme Inguélaère, observer des intervalles de répit qui laissent la malade en pleine santé. J'explique cela par le fait que l'humeur gâté, qui croupit toujours dans la matrice, n'a pas eu le temps de venir s'attacher définitivement à la substance du cerveau et de le corrompre.

J'ai trouvé ça excellent et ai voulu le faire partager à mes lecteurs. Mais en poussant le raisonnement, les médecins dans 500 ans ne vont-ils pas rire à nos dépends? La fameuse médecine basée sur les preuves, terme qu'un confrère m'a balancé parce que j'osais aller plus loin dans le raisonnement sur les causes des maladies virales! Que je proposais ceci: on vit en harmonie avec nos virus et nos microbes, et le jour où l'on est fatigué ou stressé  ceux-ci nous font la guerre. Et que le remède est peut-être de les combattre en urgence, mais de retrouver un bon terrain d'entente rapidement.
Et à l'appui de ça des tas de gens en bonne santé se baladent avec du staphylocoque doré dans le nez sans en être le moins du monde importunés.
La théorie des microbes c'est bien mais cela ne résoud pas tout.
Des patients me demandent " comment faites-vous docteur pour ne pas tomber malade?" Effectivement avec tout ce que je rencontre ( y compris une rougeole il y a un mois), il y aurait de quoi être souffrant chaque semaine.

dimanche 29 août 2010

L'étonnante histoire d'Annie Bahl

L’étonnante histoire d’Annie Bahl – TOME 1 De Henry Vergne



C’est la vie d’Annie Bahl, une jeune femme pas comme les autres au vécu hors du commun. Psychopathe séduisante et attachante, elle vit de ses crimes qui ne sont qu’une recherche de « Mais que se passe-t-il donc après la mort ? »


Sa rencontre avec Jean d’Anger va être un tournant à 90 degrés dans son existence car ce jeune homme, pas comme les autres lui non plus, meurtrier non patenté, ne tue que pour se « protéger » d’une femme qui l’a fait horriblement souffrir étant enfant. C’est au cours d’une de « ses chasses » qu’il va tomber nez à nez avec Annie et cela ne se passe pas comme d’habitude. De « chasseur » il devient « chassé » et ce n’est absolument pas à son goût !


Annie et Jean ne savent pas que de leur rencontre fracassante dans une ruelle sordide, il en sortira quelque chose qu’aucun des deux n’aurait pu deviner.


C’est un livre à certains moments dur, violent, mais aussi plein de tendresse avec une pointe de sensualité, les bons et les méchants ont presque tous un côté attachant qui enchantera les lecteurs.

dimanche 30 mai 2010

Les régimes anticancer

J'avais écrit dans mon ancien blog ceci à propos d'Anticancer:

David Servan-schreiber, médecin écrivain a écrit un tout nouveau livre Anticancer:
ce qu'il est positif ce livre! Il montre que tous ceux qui le veulent peuvent améliorer leur état de santé par rapport à cette redoutable maladie. Loin de rejeter la médecine traditionnelle, il s'en est fait une alliée (lui-même a souffert d'un cancer au cerveau qui a récidivé) mais a rajouté un profond remaniement mental personnel doublé d'une nourriture anticancer.
Dans le résumé:
Nous pouvons tous agir dans quatre domaines principaux. Ainsi:
-- nous prémunir contre les déséquilibres de l'environnement;
-- ajuster notre alimentation;
-- guérir nos blessures psychologiques;
-- établir une relation différente à notre corps.
 C'est un formidable espoir pour tous ceux que cette maladie atteint.

Et maintenant il y a plus blanc que blanc: le livre du docteur Khayat: Le Vrai régime anticancer:
Ce livre est la somme de trente années de recherche en cancérologie où pendant toutes ces années, quels qu’aient été son titre, son rang ou sa responsabilité, le fil conducteur de la vie de David Khayat a toujours été le soin aux malades atteints du cancer.



« Dans un combat, malade par malade, face à tous les cancers, innombrables, mystérieux, l’un après l’autre, un peu comme un soldat qui se battrait à l’arme blanche, j’ai essayé d’amener mes patients à la victoire. À la guérison.



Combien ces combats ont été durs ! Combien les souffrances pour eux ont été grandes ! Mais voilà, le bilan reste tragique. À cette étape de ma vie, je me dois de constater que quelque chose aurait dû être fait depuis longtemps. Ou, en tout cas, développé davantage : la prévention.



C’est pourquoi j’ai voulu écrire ce livre pour qu’ensemble nous puissions réellement parler d’espoir et nous dire qu’un jour peut-être nos enfants vivront dans un monde débarrassé à tout jamais de la menace de ce fléau.



Or la vérité est là : ce sont nos comportements alimentaires, pris au sens large, qui sont responsables de bon nombre de cancers.



Aujourd’hui, je voudrais présenter le vrai régime anticancer. En suivant mes conseils, vous pourrez lutter de la façon la plus efficace pour essayer de réduire le risque de cancer. C’est l’objectif de ce livre. »
http://www.i-dietetique.com/?action=livres&id=7941
...
Possible qu'il "lave plus blanc" je ne sais pas. En tout cas le titre ne me plait pas trop.
Dans la préface le docteur ne parle absolument pas du mental anticancer notion chère au docteur Servan- Schreiber, et au docteur Curtay et aussi à moi: en remettant sa vie à plat, en se remettant profondément en question, en accordant de l'importance à ce qui en mérite on se donne les armes pour lutter efficacement. Et je dirais même que c'est encore plus important que la nourriture. Un moral d'acier avec des buts qui en valent la peine, profitant du temps présent et ne s'appesantissant pas sur les malheurs passés, voilà des bonnes armes!
Allez, j'écris déjà le titre de mon futur livre: " L'attitude et l'hygiène  anticancer"
PS: Le docteur DSS aurait dû faire une marque déposée du mot anticancer.
PS 2: on ne trouvera jamais le régime anticancer efficace à tous les coups car l'homme n'est pas une machine. Sinon j'aurais fait plomberie qui est un art beaucoup plus exact.

mercredi 5 mai 2010

Maigrir avec la micronutrition

Je viens de lire un livre " maigrir avec la micronutrition" du docteur L. Benedetti et Chos aux First Editions. Sous le titre il y a écrit " enfin un régime intelligent!
Et c'est vrai; cela ouvre des horizons, fait comprendre pourquoi on grossit et donne les clés pour maigrir sans mourir de faim.
D'ailleurs je répète à toutes mes patientes qui veulent faire un régime meurt-de-faim: " ceux qui sont sortis des camps de concentration ont fini deux fois plus gros qu'ils n'y étaient rentrés. C'est que le corps qui a été privé si longtemps devient avide de nourriture et est tout content de stocker".

J'ai plusieurs patients qui ont décidé de se faire mettre un anneau. Cela n'est pas toujours une réussite, . Comme effet secondaire j'ai déjà remarqué:
- une perte drastique de vitamines avec troubles neurologiques importants ( paralysie) et passage en réanimation, ou perte de cheveux avec asthénie marqué;
- oedème de l'oesophage, si bien que plus aucun aliment ne passe, hormis un café par jour;
- ulcère de la peau au niveau du boitier avec nécessité de réopérer pour l'implanter plus profond;
- changement de place de l'anneau provoquant des douleurs, avec nécessité de réintervention.
Et surtout au bout de cinq ans une stagnation du poids qui fait remettre en question l'utilité de l'anneau. Et parfois quand on le retire tout est à refaire car on regrossit tout net.

Une dizaine de mes patientes (ou plus?) a décidé de se mettre au nouveau régime Ducan qui, l'on peut dire a carrément le vent en poupe: le docteur Ducan mise tout sur les protéines, les féculents sont pratiquement bannis et les légumes verts deux fois par semaine au début. Pourquoi pas?  Mais je vois deux bémol à ce régime:
- trop de protéines ( dinde, poulet, poisson, crustacés etc.) pourraient fatiguer les reins un peu plus et certaines de mes patients ne le font donc pas à fond. Mais cela marche quand même.
- L'autre problème est que, lorsqu'on a fait le régime et que l'on recommence à manger normalement on reprend des kilos.

Alors je mise moi,  sur l'éducation des patients, le fait qu'ils comprennent bonnes graisses, mauvaises graisses, graisses cachées, rythme des repas avec composition  selon le moment de la journée: " repas de prince le matin, de "normal" le midi, de pauvre le soir".

Et j'ai même poussé le raisonnement à faire acheter " Maigrir grâce à la micronutrition" par une anorexique qui est tellement en manque de protéines que les jambes en sont toutes enflées: comme elle ne comprenait pas pourquoi, elle se nourrissait encore moins!

dimanche 7 mars 2010

Les médicamenteurs de Stephane Horel

Avec son record mondial de quarante boîtes de médicaments par personne et par an, la France serait peuplée de goinfres de pharmacie.

Principale réplique des autorités à cette " surconsommation ", la " responsabilisation" des patients. Les cancéreux, diabétiques, cardiaques et autres insuffisants rénaux ne feraient vraiment aucun effort ! Et qu'en est-il des autres "responsables" ? Des pouvoirs publics qui supervisent le marché très particulier des médicaments et commandent 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A? Des médecins qui ont parfois la main lourde quand ils rédigent leurs ordonnances? Des laboratoires pharmaceutiques qui n'ont pas vocation à faire de la charité publique? Cette enquête sur le parcours des médicaments dans les méandres du système français, depuis leur évaluation au suivi des effets secondaires, révèle de drôles de surprises.

Installée à tous les étages de l'Etat - des instances qui décident des autorisations de mise sur le marché jusqu'aux cabinets des médecins et des ministres -, l'industrie pharmaceutique semble avoir gagné la bataille d'influence. Et trop souvent, notre système de santé est pris au piège d'intérêts économiques qui n'ont plus grand-chose à voir avec la santé de tous.  (Décitre)