jeudi 7 février 2013

Je suis contrôlée

Ca y est, on m'avait prévenue qu'on contrôlait les médecins, c'est mon tour
Une patiente m'a prévenue ce jour: " Docteur, vous m'avez arrêté 5 jours pour une grippe, j'ai eu un contrôle de la Sécu, et comme j'ai râlé que je ne m'arrêtais jamais et que j'étais vraiment malade on m'a répondu " ce n'est pas vous qu'on contrôle réellement mais votre médecin"".

Me voilà prévenue. Comment continuer à être courtoise avec toutes ces dames de la Sécu au téléphone ou face  à face alors qu'on me fait des bébés dans le dos? Et la franchise alors?  


mercredi 6 février 2013

Salles de shoot ruineuses


L’expérimentation à venir des salles de consommation de drogues inquiète le Conseil national de l’Ordre des Médecins (CNOM). Craignant notamment qu’ « on lève un interdit », ses responsables demandent « le développement d’une politique active de prévention ». Une position qui rejoint notamment celle de l’Académie de médecine, particulièrement ferme sur ce sujet.
Pour les représentants du CNOM, « les toxicomanes sont des patients qu’il convient de prendre en charge ». En conséquence, la création de ces structures ne lui paraît pas susceptible de répondre à cette problématique.
Le CNOM craint donc que l’on « lève un interdit ». Autrement dit, que « l’on cautionne l’injection de produits illicites ». Mais surtout il s’interroge sur la « responsabilité pour le personnel médical présent dans ces centres ». Sont-ils « témoins » ? « Complices ? » Et par ailleurs, comment prodiguer les meilleurs soins « en cas d’overdose, dans l’ignorance totale du produit injecté ? »
Au-delà de l’aspect sanitaire, les médecins abordent également la question du coût. « Dans le contexte économique actuel, le chiffre de 800 000 à  1 million d’euros par centre et par an est avancé. » En conséquence, « tout en préconisant une adaptation de l’existant (réseaux de soins, CAARUD, CSAPA) le CNOM demande instamment le développement d’une politique active de prévention, tout au long du cursus scolaire ».
L’Académie en remet une couche
De son côté, l’Académie nationale de médecine insiste également sur cet aspect financier. « La mise en place expérimentale de salles d’injection contrôlée serait d’un coût élevé : un tel projet ne devrait pas se faire au détriment des actions déjà entreprises et du soutien aux associations de bénévoles œuvrant contre les toxicomanies », explique-t-elle.
Fermement opposée à ce projet d’expérimentation, elle appuie son argumentaire sur les points suivants :
- « les addictions aux substances psycho-actives créent un état de maladie qu’il convient de traiter et non d’entretenir », indique l’Académie. « La priorité doit donc être donnée aux actions visant à aider le sujet dépendant à retrouver la liberté que la drogue lui a ôtée » ;
- « notre pays est doté de structures de soins aux toxicomanes facilement accessibles et en outre susceptibles de délivrer des produits de substitution à l’héroïne », rappelle-t-elle également. « L’efficacité de la politique de réduction des risques mise en œuvre en France (distribution de seringues, traitements de substitution) est attestée par une réduction massive de la contamination des usagers de drogues par le virus HIV (moins de 2%  des nouvelles contaminations concernent des  toxicomanes). »
Rappelons que ces centres ont pour objectif de « réduire les risques de transmission des maladies, favoriser une réintégration dans la société pour les personnes très précarisées et leur permettre un accès aux autres programmes de soutien comme l’échange de seringues », nous précisait un responsable de la prévention de  l’association AIDES en août 2010, lorsque le débat a été introduit 
http://destinationsante.com/salles-de-shoot-la-ferme-opposition-des-medecins.html

Comme je le soulignais dans un post précédent, ça coûte cher et l'argent pourrait servir à ouvrir des maisons de naissances dans chaque petite ville, non médicalisées mais avec matériel informatique  à la pointe permettant les échanges faciles sage-femme-hôpital. Une sage-femme sur place 24h/24 et des sage-femmes d'astreinte si il y a trop d'accouchements. 
Cette nuit en rêve c'était au tour de Zahia ( des footballeurs) à qui je conseillais vivement de faire un frottis.
Je préférais avec  JC Van damme.  :)

mardi 5 février 2013

observatoire des suicides

Un communiqué de l'AAAVAM


">OBSERVATOIRE DES SUICIDES AAAVAM

L’appel des 44 personnalités contre le suicide en Mai 2011, dont des Obédiences Maçonniques, pour la création d’un Observatoire des suicides n’aura servi à rien, les suicides sont toujours aussi nombreux, les tentatives également, pourquoi ?
Notre Association dénonce depuis plus de 20 ans le mésusage des « tranquillisants et des somnifères » de la classe des benzodiazépines, grâce aux témoignages reçus nous accusons ces prescriptions d’êtres responsables de la plus grande part de cette hécatombe : près de 15 000 morts par an en France (dissimulation officielle comprise) et de plus de 160 000 T.S. représentant un coût exorbitant pour la Sécurité Sociale.
En effet, un jeune qui reste handicapé à vie à la suite d’une tentative de suicide peut coûter à la collectivité jusqu’à 8 millions d’euros (Procureur de la Cour des Comptes).

Ordonner des antidépresseurs ou même des neuroleptiques comme « calmants » à des patients suicidaires, dépressifs ou psychotiques c’est effrayant, mais faute de mieux, il faut si résoudre.
Par contre, leur prescrire des « tranquillisants ou des somnifères » c’est favoriser le passage à l’acte suicidaire.
La Société Commerciale Technologia associée avec le Professeur Debout sont hermétique quant à la responsabilité des anxiolytiques dans les suicides, ils ont organisé un « Colloque » L’Onde de choc du Suicide, financé par les Laboratoires Roche, un laboratoire considéré comme « criminel » aux Etats-Unis ! (Bien évidemment notre présence n’a pas été acceptée !).
Nous ne pouvons qu’être choqués par ces liens d’intérêts, également très présents chez les Associations de lutte contre le suicide, et protester contre l’obscurantisme de ce mouvement.
Les Tranquillisants et les somnifères de la classe des benzodiazépines et apparentés (Valium, Lexomil, Tranxene, Stilnox Etc…) favorisent les actes de violence contre autrui et soi même.
Ils favorisent aussi les démences (Alzheimer…), les chutes, ainsi que les accidents du travail et de la circulation ; tous ces troubles du comportement sont recensés par les témoignages reçus par l’AAAVAM depuis plus de 20 ans, ils figurent également dans les R.C.P. (VidalÒ), et même dans certaines notices dont personne ne prend connaissance.
Comme pour d’autres produits de la pharmacopée l’AAAVAM demande le respect des autorisations de mises sur le marché par les médecins prescripteurs et par les pharmaciens qui délivrent les médicaments, ainsi que la publication des études en cours sur les suicides et les tueries familiales (études demandées par notre Association et Madame Marisol Touraine Ministre de la Santé).
Association D'Aide Aux Victimes des Accidents de Médicaments
Tél. 01 41 10 87 00 

www.aaavam.eu

lundi 4 février 2013

Tic Tac au secours de la contraception

J'avais prescrit une pilule troisième génération à une très jeune patiente Varnoline Continue. Manque de chance elle ne l'a pas supporté. Or la jeune fille avait des exigences: " je veux une pilule que je prends tous les jours, sinon je l'oublie".
OK pour microval, une micropilule à la progestérone pure. Seulement elle a eu comme effet secondaire des règles trois semaines par mois, assez insupportable.
Alors elle revient ce soir:
" Mademoiselle, il n'y a pas le choix, il faut revenir  à une deuxième génération, genre Leeloo, mais il faut l'arrêter 7  jours.
- Mais ce n'est pas possible, je vais oublier.
- Bon. ( Je me tourne vers la mère) Vous ne pourriez pas lui faire penser, juste pour l'habituer?
- Si.
- Oui mais moi je veux une pilule qu'on n'arrête pas.
- OK, OK, il reste une solution, vous accrochez des tic-tac à la boite de pilules, sept, et vous les prenez à raison de un par jour, et ensuite vous reprenez une autre boite.
- Ce n'est pas bête ça."

Oh, les jeunes! On ne vous a pas appris à être inventif en médecine?  :)

dimanche 3 février 2013

Honteux!

Il n'est pas dans mes habitudes de me plaindre de ce que je gagne ou ce que gagne la profession, je trouve ça de mauvais goût au vu de la crise actuelle

Mais je vais retranscrire le début d'une lettre de notre caisse de retraite, la CARMF de janvier 21013:

Cotisations, le massacre des innocents: 

chère consoeur, cher confrère,
La cotisation CARMF pour un revenu e 12000 net (20 à 30 000 brut) atteint les 7400 euros, et dépassera le 8 000 euros dans quatre ans (...). Avec des revenus supérieurs, c'est encore insupportable  pour un bon quart de la profession. a cela ajoutez les autres cotisations sociales, maladie, URSSAF, maladie et CSG-CRDS. Que leur reste-t-il pour vivre? Une honte pour un système dit social, censé protéger les plus faibles. 

Il n'y a pas que les riches qui sont taxés à 75%  dans notre pays. (...)

Qui sont donc ces confrères qui sont traités avec autant d'inhumanité?

Beaucoup d'innocents qui ne demandent rien à personne et d'autres qui souhaitent rendre service mais qui n'en sont pas remerciés. Il y a des confères qui sont malades avec une activité réduite sur l'années. Il y a des femmes qui veulent travailler moins pour élever leurs enfants, il y a des remplaçants ont on manque tant. Il y a l'ancien médecin de campagne qui soulagerait bien son successeur quelques semaines et reverrait avec plaisir ses anciens patients, mais qui ne le fera pas avec des charges supérieures aux revenus. Il y a des jeunes qui font une excursion en médecine libérale et se tournent vers le salariat après avoir vu (...).

Au fait, qui veut s'installer?

De plus nous avons un statut de libéral en ayant de plus en plus de contraintes de la part de la Sécu. Autant dire que lorsque un délégué de la Sécu a voulu me présenter le programme Sofia, comme accompagnement des diabétiques, je lui ai presque raccroché au nez... après avoir été assurée que je ne serais pas punie si je ne tenais pas compte de ce programme.

vendredi 1 février 2013

Prozac détourné

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé du prozac: 


Prozac

Nature du médicament : Le Prozac participe à l’équilibre de l’humeur. Il est utilisé dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs, des crises de boulimie et des troubles obsessionnels compulsifs.
Utilisation détournée : Du Prozac serait consommé par environ
26 millions de personnes à travers le monde. Il a été prescrit notamment pour l’amaigrissement, le sevrage tabagique et même chez des enfants pour traiter l’énurésie. “La fluoxétine possède la caractéristique de contracter les sphincters”, affirme un pédiatre lyonnais qui le prescrit encore.
Dangers : “Il n’y a pas de grands dangers fréquemment observés et directement liés à l’utilisation du Prozac”, note Georges Granet, le président du conseil régional de l’ordre des médecins. “Mais le bénéfice étant très réduit et le risque constant, la balance bénéfices/risques penche du mauvais côté”. Pourtant, selon plusieurs observations, le Prozac pourrait entraîner migraines, nervosité, insomnie, anxiété, nausée et diarrhée. En 2004, le British Medical Journal a même publié des documents que le laboratoire Lilly, fabricant de la pillule du bonheur, aurait tenté de dissimuler, sous-entendant un lien entre la fluoxétine, le suicide et la psychose. En 1997, déjà, un chercheur avait publié dans la très sérieuse revue The Lancet une étude liant Prozac et pulsions meurtrières. Lilly avait alors attaqué en justice.
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Sante/Apres-le-Diane-35-et-le-Mediator-quels-sont-ces-autres-medicaments-detournes

Alors il n'y a pas que Diane qui devrait être sur la sellette!